vendredi 2 décembre 2011

Qui a dit qu'il n'y avait rien à faire à Delhi? / Partie 1

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Un post qui a pour but de réconcilier les touristes avec l'image qu'ils se font de Delhi: une mégalopole surpeuplée, polluée et bruyante... mais qui n'en est pas moins la capitale historique et culturelle du pays. D'autant plus que de octobre à décembre, c'est la saison des festivals (musique, danse, théâtre, arts en tous genres), et le bon climat pour sortir. La preuve en images... en mouvement, et en musique!

Musique et Danse classiques Kathak:














Danses traditionnelles Manipuri:


















Danses folkloriques du Sri Lanka:





Fusion chant et musique indienne classique avec gospel sud africain:

Allumage des bougies, comme avant chaque spectacle/conférence, pour s'assurer un bon déroulement:

Un mélange étonnant... et détonnant!














Récompenses aux jeunes chanteurs sud africains, qui pour la plupart voyagaient pour la première fois:





Musique Sufi moderne:




Rock indien (extrait de Bandeh, du groupe Indian Ocean, un de mes préférés)



En dessous de chez moi, dans le petit parc citadin, c'est la fête tous les soirs. On élève le chapiteau et les rubans dans la journée...





, on chante, on danse et on mange à l'occasion des mariages qui s'enchaîne en cette saison propice. au point d'entamer la fanfare à... 4h du matin!









Un climat plus agréable, c'est aussi l'occasion d'aller visiter des lieux touristiques, comme la tombe de Safdarjung. Pas aussi belle que Humayun, mais sympa pour déambuler dans le parc en photographiant le monument sous différents angles.


















Pour une fois, je ne prends ni rickshaw ni métro, et marche le long des avenues ombragées de New Delhi

Balade dans Nehru Park, dans le quartier des ambassades:

Végétation et relief:




Faune et flore:





Pique Nique



Moments en amoureux


Jeux d'enfants: de Cache-Cache à la Clé de Saint Georges, en passant par le criquet, le badminton ou le foot, chacun y trouve son compte!






Les grands sportifs professionnels savent aussi profiter de la bonne saison (mais la température d'abaissant, l'air dense aussi, et la pollution qui va avec...)

Match de Polo, sport national après le cricket:







Controverse autour d'un rituel où l'on se roule dans la nourriture

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Jamais vu un pays avec autant de croyances stupides... Faudrait que je m'amuse à tenir un journal de toutes celles que j'entends, qui n'ont en général pas plus de bases scientifiques que religieuses...

NEW DELHI, 1 déc 2011 (AFP)


Un rituel au cours duquel des Indiens issus de basses castes se roulent dans les restes de nourriture laissés par les plus hautes castes a provoqué une dispute entre les participants et des militants sociaux qui tentaient d'interdire cette pratique au nom des droits de l'homme.
Des centaines de personnes prennent traditionnellement part à cette cérémonie annuelle, appelée "made snana", qui consiste à se rouler dans la nourriture abandonnée par des brahmanes après un festin servi sur de grandes feuilles.
La tribu locale Malekudiya croit que le rituel de trois jours, qui s'est achevé mercredi au temple Subrahmanya dans l'Etat du Karnataka (sud), nettoie les impuretés et soigne les problèmes de peau.
Un militant qui demandait l'interdiction de cette cérémonie "inhumaine et non scientifique", K.S. Shivaramu, a été battu à l'extérieur du temple alors qu'il faisait pression pour une intervention de la police, a rapporté jeudi le quotidien The Hindu.
"La pratique consistant à servir de la nourriture à l'intérieur du temple pour une caste particulière devrait cesser", a-t-il plaidé, faisant aussi valoir que se rouler dans la nourriture n'était que "la perpétuation de croyances superstitieuses".
Mais il s'est heurté à l'incompréhension de la tribu Malekudiya.
Selon l'un de ses membres, Gujarat Bhat, qui suit ce rituel depuis huit ans, "de bonnes choses me sont arrivées grâce à la "made snana".
Le gouvernement du Karnataka a tenté d'interdire la cérémonie, qui serait vieille de 500 ans, mais ils ont fléchi sous la pression de la tribu.
Un responsable du gouvernement a reconnu auprès du Mail Today que cette pratique s'apparentait à de la "discrimination" mais, a-t-il souligné, "des milliers de fidèles veulent suivre ce rite. Nous ne sommes pas en position d'aller à l'encontre de leurs croyances".
Dans le système complexe de stratification sociale de l'Inde, les groupes tribaux sont considérés comme appartenant à la plus basse caste, au côté des Dalits (les "intouchables").
La discrimination selon la caste est illégale en Inde mais elle continue pourtant d'être à l'oeuvre, surtout en dehors des grandes villes, notamment dans les domaines de l'éducation et de l'emploi.


Après les faux permis de conduires, les faux permis d'aviateurs...

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Je crois que je vais arrêter de prendre l'avion en Inde!!!

Indian skies safe despite 'fake' pilots, says regulator
by Abhaya Srivastava
NEW DELHI, Dec 2, 2011 (AFP) - It began with a dangerous landing and has resulted in 16 pilots being sacked. India's fake flying licence scam posed a severe challenge to the country's airline safety regulator.
But in an interview with AFP, the head of the Directorate General of Civil Aviation (DGCA) said a crackdown on pilots that involved surprise and random checks had successfully identified the fraudsters.
"Now we are doing thorough checks of all the licences that are being issued. We have left the scandal behind us," said E.K. Bharat Bhushan. "We will do whatever it takes to clean-up the entire system."
He also said Indian skies were safe despite the evidence of qualification fraud -- a rampant problem found in other sensitive areas in corruption-plagued India, including medicine.
"It is certainly not unsafe to fly with an Indian carrier," he said. "If you look at our records, it's not bad. There haven't been a lot of accidents.
"We maintain close surveillance over both airplanes and airports."
But questions remain over whether the under-resourced DGCA is capable of probing deep enough into a problem that has caused profound anxiety for travellers in India.
The fake licence scam came to light after a pilot with the private airline Indigo landed her Airbus aircraft on the nose wheel instead of the rear wheels in March this year.
The unusual and potentially dangerous landing alerted the DGCA, which immediately launched a probe into her credentials.
"We grounded her immediately," says Bhushan. "Then we got an email from her estranged husband saying she had flunked her pilot exam and was not qualified to fly.
"That opened a Pandora's Box. We launched a full investigation and found she had submitted a fake marksheet to procure a pilot licence."
More checks showed a worrying trend of licences being obtained illegally by fudging mark sheets and flying hours with the connivance of DGCA officials.
A total of 16 "fake" pilots employed in major domestic airlines, including state-owned national carrier Air India, as well as leading private airlines Jet Airways, SpiceJet and IndiGo were outed by investigators.
Three DGCA employees were accused of involvement and they now face charges in court.
Demand for pilots has exploded in India since the 1990s, when deregulation allowed private players to cater to the growing number of Indians choosing air travel over long train journeys.
The emergence of no-frills airlines saw a fresh spurt in the number of operators and there are now estimated to be 8,000 chief and co-pilots plying the busy skies over the subcontinent.
Bhushan admits that the DGCA has struggled to keep up with the pace of expansion, with its modest resources over-stretched.
"We are short-staffed at the moment. But we are in the process of creating 550 new posts. We are also trying to make the whole process of licence granting online so that it becomes easier to catch cheats," he said.
He also conceded it was a challenge to check the licences of all the pilots operating in India, the fastest growing domestic market in the world with 18.4 percent year-on-year growth, according to Centre for Asia Pacific Aviation.
"It is a challenge for the safety regulator in such a scenario where the number of travellers increases by the day and so do the number of flights," said Bhushan.
"The passenger capacity has jumped from 65 million 10 years ago to 235 million. There are 438 scheduled aircraft and eight operators. And then there are numerous chartered and non-scheduled aircrafts," he said.
The DGCA has also had to tackle the problem of bogus flying schools.
A report on the NDTV news channel said flying instructors at the Rajasthan Flying School were bribed to fudge flying hours. The school saved fuel costs and students got their licences faster.
It meant prospective pilots flew about 40 hours for a licence that required 200 flying hours.
"There are 40 flying schools operating in the country which are approved. We have done a detailed audit and taken action where ever we found discrepancies," Bhushan said, adding that the problem had been "exaggerated" by the media.
"We found there were only a couple of agents who were promising admission to flying schools in exchange for money. Due action has been taken against them," he said.