dimanche 16 mars 2008

Mardi 4


Le soleil est de retour, mais pas la chaleur ! le « ruisseau » que j’ai pris en photo ce week end s’est transformé en patinoire, et ça devient vraiment dangereux…








Cours de transfert de chaleur : on commence enfin la partie « convection ». La « conduction » nous a pris la moitié du semestre (et je l’ai fait l’an passé), et je ne sais pas quand on va commencer le « rayonnement » à ce rythme ! (seule partie dont j’ai besoin puisque j’ai fait la convection au premier semestre en France…)

Et hop, on enchaine les réunions…
On se retrouve une fois de plus avec Hanna et Earl pour définir les grandes lignes de notre second projet d’environnement. Encore une fois, j’ai juste un peu l’impression d’imposer mes obligence en leur disant que ce serait bien de faire un projet « prévention de la pollution » au sujet des normes ISO que mon programme français est sensé couvrir. Toujours très compréhensifs, ils y trouvent leur compte. Mais je n’ose pas imaginer ce qu’ils sont en train de penser du système éducatif français !
Hanna nous propose ensuite d’aller skier, mais personnellement j’ai mon premier cours de badminton à 13h30.

On choisit de reporter ça à demain, et je me rend donc au complexe sportif. Il fallait s’y attendre, je suis la seule fille du groupe (sur une vingtaine). Mais que font les filles ! Ce n’est pas comme si j’avais choisi football américain ! Et je n’ai pas vu de cours de gymnastique ou de danse classique… Enfin peu importe, puisque les gars sont très sympas et ne semblent pas avoir un meilleur niveau que moi 
En tout cas, ça fait du bien de pouvoir enfin se défouler. C’est pas comme si j’avais passé deux mois sans faire de sport mais presque. C’est moins original que le hockey, le golf ou le bowling, que j’aurais également u faire, mais ça colle avec mon emploi du temps.

Le soleil a beau taper fort, la couche de neige du cimetière n'est pas prête de partir! j'aimerai bien savoir comment ils font si quelqu'un décède...





Retour sur le campus pour tenter de bosser un peu avant une conférence EWB au sujet de Panama. Ce pays semble être le centre d’intérêt de l’aide humanitaire américaine, mais avant je n’en avais quasiment jamais entendu parlé…

Après cette très intéressante conférence donc, je décide de rentrer chez moi plutôt que de remonter au complexe sportif pour la danse, car ça commence à faire beaucoup, qu’il fait froid et que j’ai du boulot (ah, vous voyez que je sais être raisonnable !).

C’était sans compter que Matt me proposerait d’aller à manger des tacos avec ses potes dans une maison voisine. Comme il voit que j’a du boulot, et qu’il a lui-même un examen demain, il s’y rend seul et m’appelle simplement quand c’est prêt pour m’éviter de perdre trop de temps. Parmi la dizaine de personnes présentes, je retrouve Cynthia, l’amie hawaïenne de Vicky, qui s’empresse de me tendre une assiette et de me présenter à ses amis, qui visiblement m’ont déjà vue ( à croire que la française coloc de Green Hat ne passe pas inaperçue !). Je discute pas mal avec elle et un pote de Matt, lesquels me disent que je parle très bien, chose que j’ai encore du mal à croire (mais bon, ils sont mieux placés que moi pour s’en rendre compte alors ça me fait plaisir).

De retour à la maison sur le coup de 22h30, c’est au tour de Zach de me taper la causette. Il rentre tout juste du show musical pour lequel je dois être volontaire demain, devant lequel il a réussi à s’endormir… Il a beau être en train de s’endormir sur le canapé, il continue à bavarder, alors qu’il a un rapport à écrire pour demain… et moi aussi.

Je me calle donc devant mon ordi pour rédiger mon projet d’environnement, mais cette fois c’est au tour de Sunny de me parler sur Skype depuis Haïti. Je suis impressionnée des progrès rapides qu’elle fait en Français (en même temps, avec 5h de cours particulier par semaine à l’Alliance française, ça peut se comprendre !). Après lui avoir envoyé quelques traductions pour ses devoirs, je peux enfin aller me coucher. Il est 2h du matin…

J’ai beau gérer mon temps à la minute prêt durant la semaine, je devrais laisser des créneaux libres pour les imprévus comme ce genre de conversations journalières !

samedi 8 mars 2008

Lundi 3 : saleté de lundis…

Un peu de stress, beaucoup de fatigue, mais pas de soucis

Et ça y est, le froid et le vent du lundi ont reprit le dessus sur le soleil du week end…

C’est donc sur la route gelée par le retour aux 10°F que je me rend sur le campus, en manquant deux ou trois fois de me casser la figure…

Ca commence bien, le quiz d’énergie porte exactement sur la partie du bouquin à laquelle je me suis arrêtée (turbines, cycle Rankine, et échangeurs de chaleurs pour ceux à qui ça parle) , pensant qu’on ne pourrait avoir quoi que ce soit dessus puisqu’on venait à peine de le voir en cours…

De mauvaise humeur, j’ai du fait du mal à suivre en cours d’environnement. Mais comme la moitié de la classe dors, je me sens moins seule !

Après midi passée à répondre aux mails laissés en attente durant le week end et chercher un logement en Californie (le loyer moyen est trois fois celui d’ici !)

En me rendant au petit théâtre du campus, je croise Hanna dans son atelier de dessin, ce qu’elle fait est magnifique, mais ça doit prendre un temps fou ! (à l’occasion j’essaierai de m’en procurer un exemplaire !)

Je termine donc la journée en tant qu’ouvreuse volontaire pour une piève de théâtre : le Memorandum, de Vaclav Havel. J’aurais peut être mieux apprécié si je n’avais pas été aussi crevée et que la pièce avait durée une heure de moins…

Heureusement le retour chez moi me remet d’excellente humeur : une maison toute propre, le retour de l’eau chaude au robinet (qu’on n’a pas eu du week end…), et la poutre de l’escalier re-fixée ! Je ne sais pas si c’est parce que je leur ai dit en rigolant qu’ils avaient intérêt à nettoyer, mais les gars se sont surmotivé !

mercredi 5 mars 2008

Dimanche 2 : Snowmobile !


Josh m’appelle a 10h pour me proposer d’aller faire un tour de scooter des neiges avec lui. Par ce beau temps, ce serait dommage de refuser !

Je révise donc un peu jusqu’à 11h30, heure à laquelle il vient me chercher en voiture. Il vit en effet dans les appartements universitaires, mais laisse son scooter chez son cousin à Hancock, car visiblement l’université n’est pas fan de ce genre de véhicules…

Le voisin de son cousin a une mascotte vivante ! (référence à la peluche des Huskies). Ca fait plaisir de voir cet animal dans son milieu, ce n’est pas souvent le cas en France…

Josh prépare sa snowmobile, pendant que son cousin me prête son casque.


On passe d’abord remettre de l’escence (il fait un mix d’huile et d’essence, chose apparemment réservée aux engins de course comme le sien). Pas facile de rejoindre les pistes quand il n’y a plus de neige sur la route à cause des belles journées comme celle là !

Et c’est parti pour un tour sur les pistes de la Upper Peninsula !
Un petit aperçu des pistes qu’on a empruntées, sur carte…(on n'est pas allés jusqu'à Copper Harbor, mais peut être la prochaine fois?)

… et en vrai !

C'est qu'on monte à 70miles/h (110jm/h) sur ce genre de piste! (et ça c'est à deux, car tout seul c'est pas rare d'atteindre 100miles/h! (160km/h!))


Malgré les avertissement de Josh que ça allait être « bumpy » (plein de bosses du fait que les pistes ne sont pas refaites tant qu’il ne neige pas), je me vois décoller de bien 20cm de mon siège!

J’apprends qu’il conduit depuis l’âge de 8 and avec son père, qu’il a passé une sorte de brevet à l’âge de 11 ans et qu’à cette époque, on était autorisé à conduire à 12 (il ne sait pas pour maintenant).
Il a acheté son scooter il y a quelques années, d’occasion car cela coûte entre 7000 et 9000$ neuf. Pour les mécano, il s’agit d’un deux temps (c’est sympa, ça me fait réviser mon cours sur les moteur : il m’explique que les deux temps sont plus bruyants, plus consommateurs et plus pollueurs, je le retiendrais cette fois !)
A part ça, il aime pratique aussi la chasse et le golf... Chacun son truc! J'en déduis que ses parents ne doivent pas être dans le besoin...

On fait quelques poses de temps en temps, pour admirer le paysage ou apprendre des choses sur les sites que l’on traverse. Par exemple, le fait que la région était couverte de mines de cuivre, et des usines qui allaient avec. maintenant, il ne reste que des ruines...

Quand le marché du cuivre s'est arrêté, les gens ont deserté la région, qui n'avait alors pas beaucoup d'intérêt. L'université a quant à elle été construite pour accueillir un département spécialisé dans ec secteur, avant de se diversifier pour héberger diverses sections techniques, et même sociales ou artistiques.

Comme Josh remarque que j'aime bien prendre des photos, il me propose de ralonger notre excursions pour monter profiter d'une vue imprnable sur Hancock et ses alentours...



Avec le zoom, j'arrive à atteindre les pistes de skis du Mont Ripley:


Au loin, le lac Superieur:


Faut redescendre maintenant!


De retour en bas, Josh me laisse conduire et faire quelques tours. C'est assez sympa!
Puis il reprend les commandes, et on va faire un tour de l'autre côté de Hancock...
Mine de rien, ça fait plus de 10km depuis la colline d'où on a pris les photos!


C'est pas tout ça, mais notre "petit" tour a duré près de trois heures...
Je demande à Josh de me déposer sur le campus pour imprimer quelques trucs, puis je rentre chez moi bosser.
A la place de la route glacée que j'ai l'habitude de voir, c'est presqu'un ruisseau que je traverse aujourd'hui du fait de la soudaine hausse de température...


Après une tentative de révision de cours d'Energie, je me prépare à aller à la Salsa. Au moment de sortir, je m'aperçois qu'il y a du monde chez moi qui profite du beau temps pour boire un coup sous le porche de la maison. Ils ont prévu de se rendre à un concert de hip hop sur le campus en début de soirée et me propose de les accompagner. Ven voyons, j'avais pas assez de choses à faire tiens! Mais ce serait dommage de refuser...

Ce soir à la danse, on a droit à Salsa, Merengue et Bachata. Lucile, si tu lis cette page, attention, je vais vite rattraper ton niveau! ;-)
Après le cours, je redescent vers le campus pour le concert.
Au passage, la voiture qui commence à fondre elle aussi...



Je retrouve rapidement Matt et ses potes dans la salle. On danse et chante un peu (passer du latino au hip hop, ça fait bizarre!), et je vais papoter avec Juan d'EWB qui a entendu du bruit depuis son bureau et est descendu voir ce qu'il en était.


J'avais prévu de rester 30min, je n'ai encore pas pu décoller avant une bonne heure...
Je rentre donc à la maison, bien décidée à bosser un peu cette fois!
Ce serait avoir oublié la causette journalière de Zach!
Il est de mauvaise humeur car vient de se prendre une contravention pour avoir stationné sa voiture le long de la maison (ce qui, d'après le plan d'autorisation qu'on possède, ne semble pas interdit).
Du coup j'ai aussi droit à un cours sur ce que je dois faire si les flics débarquent et demandent à "visiter" la maison. En effet, comme il s'agit d'une propriété privée, ils sont sensés avoir une autorisation. Le risque serait qu'ils tombent sur le fût de bière, chose interdite chez les particulier (autres que les Greek organizations, fraternities et sororities, qui sont reconnues et ont des autorisations particulières), car vous comprenez, il pourrait y avoir des "kids" (comme ils disents) de moins de 21 ans qui boivent! (...) C'est vrai qu'entre interdire les fût et autoriser les bouteilles, il y a tout un monde! Ils ne savent plus quoi inventer...
C'est qu'il commencerait presque à me faire peur avec ses histoires de flics! Comme je lui dit en rigolant que je vais déménager, il m'avoue qu'il n'y aura en principe pas d'autres soirée de ce genre (ou pas plus d'une) cette année, et qu' "il n'y a pas que la fête, ya les études aussi". Aurait il retenu ce que lui a dit Matt ce matin? "les études avant tout" (j'ai cru entendre un père faire la morale à son gosse!)

Ce dernier rentre également de la soirée, qui s'est assez mal terminée du fait d'un gars bouré qui donnait des coups de canne sur la scène...
Après qu'il nous ait conté également son histoire, j'ai enfin la possibilité de me mettre au boulot. Ce que finalement je ne fait pas car il est trop tard et que j'ai plus envie de rattraper mon sommeil!

N'allez pas dire que je ne fait que m'amuser, rappelez-vous de la semaine que j'ai eu... Je pense avoir bien mérité un week-end comme celui-là!
Et honnêtement, je ne pense pas avoir un jour aussi bien appliqué le dicton "ne remet jamais à demain ce que tu peux faire le jour même" :-)

mardi 4 mars 2008

Samedi 1: Cross Country Ski, Baket Ball Game, Swing


J’ai quand même réussi à me lever à 8h30 ce matin ! ça faut peu de sommeil, mais au moins j’ai le temps de bosser un peu avant d’aller skier. Mes colocs dorment encore, de même quelques autres personnes sur les canapés ou le sol, un peu partout dans la maison !

Je révise un peu mon cours d’Energie pour mon quiz de lundi (heureusement, l’exam de mercredi a été reporté après les vacances) en attendant le coup de fil de Hanna pour savoir ce qu’on fait. En effet, la météo prévoyait neige et froid hier soir, mais pour l’instant c’est plutôt grand soleil. On décide donc d’aller faire du ski de fond, moins cher, moins loin et moins long.

Mes colocs se réveillent, eux aussi on prévu d’aller skier avec leurs potes, mais au Mont Bohemia, à une heure d’ici, à l’occasion de « Mardi Gras ». Avant de partir, Matt me fait essayer des ski et des boots de sorte que je n’ai rien à louer sur place. Ca me va nickel, c’est génial.

Sur le coup de midi je retrouve donc Hanna à Jim’s, la superette à côté de chez moi, pour faire quelques courses. Elle est avec sa coloc mexicaine Yolanda (la seule que je n’avais pas encore vue et qui complète le tableau de la maison internationale!). Un de leur copain nous ramène en voiture chez elles, d’où l’on part à pied pour les pistes.

Je vais finir par croire que skier me porte chance, car malgré ce que prévoyait la météo, le temps est encore plus que sublime !

Après avoir accompagné Sunny le mois dernier pour ses premiers « pas » en ski de fond, c’est au tour de Yolanda.

Elle aussi a beau être à Houghton depuis un moment, elle n’a jamais mis les pieds sur des skis !

Heureusement, Hanna est la pour lui donner de bon conseils...

...ou l'aider a se relever!

Loin de se décourager, elle nous accompagne sur les pistes noires.
Mais c’est vrai que ça devient vraiment pentu, et même moi je n’ai jamais fait ça ! (en même temps, ce n’est que la troisième fois que je fais du ski de fond…).


Du coup, Yolanda fait demi-tour et Hanna propose de l’accompagner en me recommandant d’essayer les deux trois descentes de la piste, qui de toute façon fait une boucle pour les retrouver.
Effectivement, c’est plus difficile que ce que je pensais ! Je me casse donc la figure dans les deux descentes…(ca rend pas sur les photos, mais c'est vraiment pentu!)

Et je dois avouer que les remonter en canard sont loin d’être amusantes, surtout avec cette chaleur !

C’est donc en Tshirt et couverte de neige que je termine la piste...(au moins ça rafraichit !)

Comme Yolanda est fatiguée et que Hanna doit aller voir son amie américano-suédoise jouer son match de basket, on s’arrête là. Comme il s’agit des derniers match de la saison, Hanna me propose de l’accompagner. Je passe prendre une douche chez moi et la retrouve pour le match masculin.

Mais c’est qu’il s’agit de mon premier match de basket je crois bien ! Il a fallu que je traverse l’atlantique pour ça !

On retrouve donc Lena et Karl, ses amis suédois, et quelques américains. J’apprends que l’équipe féminine vient de gagner son dernier match, espérons que les gars seront à la hauteur !
Ca commence pas mal quand les Huskies en (blanc) entamment le jeu avec plusieurs buts...

... mais ca se gatte rapidement...

Je m’éclate encore à écouter, photographier et filmer la fanfare que j’aime beaucoup (le copain de Hanna me confirme qu’ils ont beau ne pas avoir l’air très malins avec leurs costumes de clown, ils sont vraiment bons).

Celui la me fait particulierement triper avec ses antennes...

Puis je mitraille aussi la mascotte des Huskies que je trouve vraiment trop adorable, surtout quand elle passe dans les rangs serer la main aux enfants et vieilles dames…

Est-ce moi qu'il regarde? a-t-il remarque que je cherchais a le prendre en photos sous youtes les coutures?

Il paraît que personne ne peut savoir qui se trouve dessous, cela doit rester secret !

Et les fameuses pom-pom, qui passent une bonne partie du match debout à ne rien faire sinon sourire et frapper dans les mains…

Leur danse est cependant pas mal, dommage qu’on n’en voit pas plus…

Entre les pom-pom, les Tshirt de supporters qu’on nous distribue à l’accueil, la fanfare qui joue à chaque temps mort et les gens qui crient leurs conseils ou remarques aux joueurs, c’est vraiment prenant ce sentiment d’appartenance à l’équipe ! Je passe vraiment un bon moment, même si malheureusement « notre » équipe perd d’une dizaine de points. Peut être que si les pom-poms s’étaient bougées un peu plus les joueurs en auraient fait de même…

En tout cas c’est nickel, le match se termine juste à l’heure de la danse ! Je monte donc simplement un étage pour retrouver le club swing.

Je ne reste cependant pas longtemps car je suis crevée et manque de me casser la figure quand les garçons me font tourner !

Sur le chemin du retour, je croise Marco qui sort de la supérette. Il me rappelle que c’est l’anniversaire de Camilo et qu’à cette occasion celui-ci devrait jouer de la guitare au KBC ce soir. Ok, s’ils y vont, peut être que j’irais faire un saut aussi.

lundi 3 mars 2008

Vendredi 29 : première soutenance et fiesta à la maison!


Ca commence bien, alors que je m’étais couché à 23h pour être en forme pour ma première soutenance de projet, je n’ai pas réussi à m’endormir avant 2h du matin, heure à laquelle Li a décidé d’appeler ses potes au téléphone, sans penser à fermer la porte de sa chambre…

C’est donc avec un bon manque de sommeil que je me lève tout de même à 7h, puisque mes co-projets et moi avons décidé de se retrouver à 9h pour réviser notre soutenance et que je préfère me la refaire deux-trois fois avant.

A 9h donc, on se retrouve pour revoir les points qui ne vont pas… Et dans mon cas, il y en a un paquet ! C’est simple : je demande à Earl de me changer toutes mes diapos car l’ordre ne correspond pas à ce que je dis. J’ai l’impression d’être assez exigeante et directive, surtout quand je décide de m’occuper de ses slides à lui, car je remarque qu’il en a trop écrit et qu’il ne fait que lire le diaporama… D’un côté ça me rassure, la langue n’a pas changé mon côté critique et perfectionniste (mais le système américain, a priori moins exigeant, l’a revu à la baisse).

Après lui avoir prix une bonne heure pour mes changement (heureusement qu’il a cours, sinon j’aurais trouvé le moyen d’en changer encore !), je me remet à la révision du Quiz qu’on doit avoir juste avant notre soutenance. Hanna me rejoins et on révise encore un peu quiz et présentation (on a beau s’y être mis au dernier moment, on ne peu pas dire qu’on a chômé ces dernières heures !).

On se rend ensemble dans notre département, vers nos salles de cours respectives (elle est aussi en méca). Difficile de suivre le cours d’énergie… Surtout quand Joshua, un copain de Hanna, trouve le moyen de lancer une conversation sur la différences entre les stylos « français » et « américains », surpris de me voir écrire avec un bic quatre couleur, qu’il qualifie de « magic pen ». Au passage, je lui demande où je peux acheter des effaceurs pour mon stylo plume, mais il paraît que ça ne se fait plus depuis quelques années ! C’est vrai qu’il peuvent rédiger leurs examens au crayon à papier, mais bon, j’en aurais quand même bien besoin pour mes lettres et autres DM…

Je retrouve ensuite Hanna qui a cours dans la salle d’à côté et on se rend ensemble en cours d’Environnement, aussi nerveuse l’une que l’autre… Arrivées là bas, je demande à la prof si je dois avertir la classe qu’il s’agit de ma première soutenance en anglais, mais elle me dit que ce n’est pas nécessaire et qu’il n’y a pas de raison que ça se passe mal. Elle aussi a été étudiante d’échange, en Europe, ce qui la rend très compréhensive.

Après le quiz donc, c’est notre tour. Je ne me souviens pas avoir eu le cœur battre aussi vite que ce jour là pour une quelconque présentation orale, chose que je maîtrise généralement assez bien (un peu trop même puisqu’en général je parle trop…). Mais bon, effectivement, ça se passe plutôt bien. La classe est intéressée par notre sujet de Probo Koala, qui effectivement sort un peu des traditionnelles pollutions des grands lacs américains.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_Probo_Koala

Heureusement pour nous le groupe suivant est vraiment barbant (ils lisent leurs notes et ne regardent pas le public), ce qui nous vaut un point de plus de la part de Ryan qui trouvait qu’au final la différence de note entre eux et nous était trop faible ! Je vois que Tom, qui fait partie de mon groupe de discussion, nous a mis 19/20, ce qui me paraît plutôt bon signe.

Après ça, Earl, Hanna et moi retournons à la bibliothèque pour décider de qui écrit quoi pour le rapport de ce premier projet (à rendre vendredi…) et choisir le sujet du second (motivée l’équipe!).
Au passage, Earl nous rapporte qu’il a discuté avec ses voisins de classe qui lui ont dit avoir parfaitement compris ce qu’on disait et avoir a peine distingué l’accent de Hanna. :D

On compare aussi la façon de noter à l’européenne et à l’américaine : Earl est surpris quand je lui dit qu’en France (du moins à l’INSA), les notes de DS sont généralement entre 5 et 15 et celles de soutenance entre 10 et 16, alors qu’ici c’est respectivement entre 10 et 20 et 15 et 20… Hanna confirme que l’université américaine est connue pour être facile, dans le sens où si l’on ne cherche pas a avoir juste partout, on s’en sort honorablement sans bosser…

Finalement, cette dernière et moi restons un peu pour téléphoner dans nos pays respectifs (ça fait un mélange bizarre franco-suédois quand on s’écoute!) , puis on rigole un peu de tout et de rien pour décompresser de cette semaine enfin terminée.

En fin d’après midi je décide d’enfin mettre mon blog à jour, et de rentrer chez moi me faire un (vrai) repas tranquille.

Au retour de Matt (que je devrais appeler « Green Hat » sur sa demande, mais c’est plus long à écrire…), j’apprends que demain c’est « Mardi Gras » (c’est marrant qu’ils emplois le mots français, et qu’ils ne savent même pas ce que ça veut dire, et donc que c’est sensé tomber… un mardi !), et qu’à cette occasion, c’est la fiesta ce soir dans la « Ski House » (chez nous quoi). Génial, moi qui avait dit à Marco que même s’il faisaient quelque chose je ne pensais pas les rejoindre car j’étais crevée et voulais me coucher tôt… Matt me propose donc de descendre un moment au Dog, un des bars du centre ville, où il dois rejoindre Ryan, un de ses potes de lycée qui est monté pour l’occasion. Dans le bar je croise Fritz, de mon groupe de discussion en Environnement et de projet à EWB, qui, prenant Matt dans ses bras, me lance d’un ton rassurant qu’il est un « great guy », ce qui fait toujours plaisir à entendre !

Après avoir bu un coup dans ce bar, on passe au KBC, où Matt doit annoncer à d’autres gens que c’est la fête à la maison (c’est marrant, quand une maison organise une soirée, on le fait passer au maximum de gens possible, comme si il y avait un prix à celle qui attirait le plus de monde !). Ryan m’offre une bière, malgré que je lui ai dit ne pas aimer ça, mais il m’explique que le goût vient avec l’habitude. Ouais, on verra, mais à mon avis c’est pas demain la veille (à moins qu’il me trouve un bière au chocolat!)

Je croise Pat, le chef de projet EWB avec qui je discute un bon moment finalement. Il m’explique qu’il sera diplômé à la fin du semestre et qu’il devrait bosser dans une industrie d’acier, chose qui me fait tilt vu comme je le connais impliqué dans les actions humanitaires. Il m’avoue que j’ai bien vu, et qu’il a bien l’intention de faire partie du bureau d’EWB-USA, mais qu’auparavant il doit rembourser son prêt étudiant, et que même si les ONG payent leurs employés aux USA, le salaire ne vaudra jamais celui de la place qu’il a trouvé. Je discute un peu avec son coloc, et Camillo, le bolivien qui fête son anniversaire ce week-end, mais Matt et Ryan retournent à la maison alors je me sens obligée de remettre notre conversation à plus tard…

De retour à la maison, il y a déjà une bonne dizaine de personnes. Je commence à monter me reposer un peu dans ma chambre, où je suis sur le point de m’endormir quand les garçons viennent me demander de descendre. Finalement, ce sont leurs potes qui montent et qui commencent à me taper la discute ! Ryan semble vraiment surpris que j’ai « choisi » de venir étudier dans ce bled paumé et gelé, alors qu’il y a tant de super coins aux Etats-Unis. Je lui explique que ce n’est pas tout à fait un « choix », et que même si j’aurais préféré être admise au MIT, MTU n’est pas si mal !

Je rencontre Josh, un gars que mes colocs ne connaissent pas mais qui a suivi le mouvement festif de la soirée. Il semble lui aussi intrigué par la présence d’une française dans ce milieu. Matt nous propose une fois de plus de decendre, ce qu’on fait. Li est de retour aussi, et ce genre de soirée à l’air de l’impressionner puisqu’il me demande mon appareil photo et mitraille tout le monde (c’est bien les chinois ça ! se faire prendre en photo avec toutes les choses ou les gens qu’ils croisent !)

Avec Green Hat et Li:


Li et Ryan:
C'est encore "clean", mais je préfère ne pas prendre de photos de la fin de la soirée! (...)



Josh me dit qu’il préfère remonter et discuter, chose que je fait avec plaisir parce que vraiment, la bière, c’est pas mon truc… (les garçons ont acquis un fût du KBC et les gens viennent en profiter en donnant le montant qu’ils veulent en échange).

Du coup on passe près de 3h à discuter de tout et de rien ! En particulier : il a choisi Michigan Tech pour sa bonne réputation et son sérieux, mais aussi parce qu’il adore l’hiver et que Houghton est à la même échelle que son village. Il me dit ainsi que contrairement aux idées qu’ on peut se faire, Houghton est beaucoup plus représentatif des Etats-Unis que New York ou Los Angeles, pour sa taille et la mentalité de ses habitants.

Je lui montre quelques photos des Alpes et des Carpates, qui l’impressionne à côté de ce qu’il a l’habitude de voir dans le Michigan… J’apprends qu’il possède une « snowmobile » (scooter des neiges ), et comme il voit mes yeux s’écarquiller, me propose de m’emmener faire un tour un de ses quatre. Il ne devait pas s’attendre à ma réponse positive, puisque d’après lui, les filles n’aiment pas ça et ont la trouille… Je lui montre quelques photos de saut à l’élastique, en parachute, et de plongeon, et visiblement on aime le même genre de sensations extrêmes, ce qui nous vaut un bon point commun !

Sur le coup de 3h, Annie, la copine de Matt qui m’avait laissé un message le jour de mon arrivée, vient discuter avec nous (car finalement je n’ai jamais eu l’occasion de la rencontrer plus qu’en coup de vent !). Elle est complètement bourrée, mais c’est bien marrant, puis on se met à parler en espagnol alors ça me fait rattraper mes « cours » auxquels je n’ai pas pu assister cette semaine.

C’est pas tout ça, mais à 4h du mat’, je leur dit que j’avais prévu de me coucher à 10h, et que si je veux aller faire du ski avec Hanna le lendemain, faudrait que je dorme un peu…